La guerre sainte de Muriel, Le récit d'une kamikaze occidentale
EAN13
9782874021787
Éditeur
Mols
Date de publication
Collection
Faits de société
Langue
français
Fiches UNIMARC
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La guerre sainte de Muriel

Le récit d'une kamikaze occidentale

Mols

Faits de société

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La seule femme occidentale à avoir jamais commis un attentat suicide.
Cet ouvrage raconte l’histoire vraie de Muriel Degauque qui quitta Bruxelles à
bord de sa Mercedes blanche pour aller se faire exploser à Bagdad. Une femme
extraordinaire minée par un chagrin extraordinaire.

Chris de Stoop s’est entretenu avec les divers protagonistes et leurs proches,
il a étudié les dossiers et a suivi les traces de Muriel jusqu’en Irak où il a
retrouvé l’épave de la voiture piégée et mis un terme à son récit.
Une histoire qui lève le voile sur un phénomène inquiétant, alors que des
centaines de jeunes Européens rejoignent au nom du djihad islamique la guerre
en Syrie, en Irak ou en Afghanistan.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Chris De Stoop est journaliste. Il a pris un an de congé sans solde pour
réaliser la présente enquête. Outre de nombreux articles et reportages, il est
également l'auteur d'une étude sur la traite des femmes rédigée à l'intention
de la Fondation Roi Baudouin.
EXTRAIT
« La paix soit avec toi, sœur », dit Muriel en s’avançant de derrière la
tenture avec deux tasses de sang dans les mains. Elle sourit aux huit femmes
assises sur le tapis, mais son salut de paix s’adressait surtout à Rebecca qui
était venue non en patiente mais en amie. Rebecca était la petite fiancée
africaine d’un ami wallon, Pascal, un converti aux yeux bleus et aux cheveux
blonds qui lui avait tourné la tête et lui promettait le paradis.

C’était une vraie succession de malheurs dans la pièce : les récits des femmes
commençaient systématiquement par un grand soupir pour se terminer par un
inch’Allah résigné. Elles se plaignaient de toutes sortes de troubles et
douleurs : maux de dos et maux de tête, stress et anxiété. D’avoir de
mauvaises selles, des mains déformées ou la peau purulente. Ou de souffrir des
nerfs et d’insomnie parce que leur mari ne leur parlait plus, que leurs fils
traînaient dans la rue, qu’elles-mêmes ne quittaient plus la maison ou ne
connaissaient personne ou ne parlaient pas la langue. Ou avaient le mal du
pays.

La plupart des patientes s’adressaient à Muriel par son prénom islamique :
Maryam. Celle-ci les écoutait avec compassion, leur posait quelques questions
précises : âge, alimentation, maladies antérieures, médication, douleur. Avant
de commencer le traitement, elle prononçait la bismillah: « Au nom d’Allah, le
Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. »
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